Tout n'est que bizness

01/11/2014 15:09

Aujourd’hui, du moins pour les chrétiens, c’est la fête de tous les saints, autrement dit de tout le monde, car si nous cherchons la définition du mot SAINT, nous nous apercevons que ce mot se décline à toutes les sauces, qu’il sert de véritable fourre-tout et qu’il faut être dieu en personne pour y reconnaître les siens.

Par contre, demain, 2 novembre, c’est la fête de morts. Mais cette journée est souvent confondue avec la Toussaint, car au Moyen-âge était célébrée avec moult faste la danse macabre qui permettait au petit peuple de se venger des nantis, rappelant à ces derniers que, quelles que soient leurs richesses et leur importance sociale, tout comme les gueux, ils mourraient.

Et la mise en musique de cette danse macabre où se mêle toute l’humanité a été prolifique, je pense notamment à Franz List et à Camille Saint- Saëns.

La seule vraie certitude est donc celle de notre mort. Chacun de nous mourra. (à 54 ans et demie, si fumeur, foi de Malborro. Nous nous souvenons de la révélation d’Elise  Lucet qui a découvert que le cigarettier pousse les Gouvernements à encourager les fumeurs à toujours fumer plus,  ce qui permettra de faire de substantielles économies. Car une étude scientifique a prouvé que les fumeurs meurent en moyenne à 54 ans et demi (je crois). Or c’est le très bel âge de la mort pour les gouvernements. Ces fumeurs ont été d’un grand rendement jusqu’alors, et on rapporté gros à la collectivité. Ils ont cotisé aux caisses de retraite toute leur vie professionnelle, et ils  n’en toucheront pas un centime. Tout bénéfice donc. Si vous êtes altruiste, fumez et fumez encore !

Donc, une certitude, tous, nous mourrons.

Et des petits malins qui croient sans doute plus à la vie ici-bas qu’en celle de l’au-delà, et qui donc veulent faire fortune sur terre, mise sur cette certitude : ils sont sûrs d’avoir toujours et toujours des clients. Les modes passent et provoquent du chômage, la mort demeure et fournit les clients.

De plus, comme la majorité des citoyens français tient, absolument, croyant ou pas, en un enterrement religieux (on ne sait jamais) la vente des accessoires permettra de grossir une facture déjà lourde. Car comme les survivants se sentent en général très coupables d’avoir négligé le défunt de son vivant, et qu’un enterrement au rabais en révélerait le fait à la cantonade, ils tentent de se racheter en dépensant ce qu’il y a de plus cher. Le cercueil dernier cri, éventuellement connecté, avec  poignées en bronze doré, bois précieux etc…Tout ce luxe découlant de la vérité  qui est que : « Quand on aime, on ne compte pas ! »

Alors oui, Les pompes funèbres qui, de plus en plus donnent dans le pompeux, c'est-à-dire le plus cher, ont de bien beaux jours devant eux. Comme dirait un père à sa fille, « c’est un métier d’avenir ». Car, si, comme Halloween et les clowns agressifs, les enterrements se mettent à made in USA, le commerce de la mort a de beaux jours devant lui. Le pôle-emploi devrait y penser.