TRAHISON

29/03/2017 15:25

TRAHISON

Il est douloureux pour moi de m’apercevoir qu’après avoir fait confiance à une personne, François Hollande, à un groupe qu’il avait dirigé et qui le soutenait, le PS, je me suis trompé. J’ai été trompé.

Quant assez rapidement la grande majorité de la population a manifesté son mécontentement envers la conduite du pays par son président, j’ai défendu celui-ci : patience, une nation ne se dirige pas à coup de baguette magique, la conjoncture est complexe, il faut laisser du temps au temps…Hollande est un homme de Gauche, ce que vous appelez son virage à droite n’est qu’une apparence.

Là où j’ai commencé à douter sérieusement des convictions essentielles, morales, de l’homme, ce fut quand Hollande a demandé la déchéance de nationalité pour les Français terroristes. Là, il touchait à une valeur humaniste, universelle, qu’avait ardemment défendue et gagnée Badinter, la condamnation de la peine de mort.

Pour moi, déchoir quelqu’un de sa nationalité sous prétexte qu’il a failli, c’est le priver de son identité, c’est le tuer. Comme si des parents reniaient leur enfant, le bannissaient, le déshéritaient  parce qu’il a commis une faute « impardonnable ».  

Aujourd’hui, à l’heure des trahisons, je comprends mieux le sens d’une telle attitude, la racine de la duplicité de ces gens : rejeter dans ce cas son enfant, c’est refuser de reconnaître sa propre fragilité, l’éventualité d’une pareille faille en soi. En fait c’est surtout, sous le faux prétexte de l’honneur, sauver sa peau en effaçant celle de l’autre. C’est pure lâcheté, veulerie. Lamentable.

Il était là le double jeu ce ces politiques, soi-disant défendeurs d’humanisme. Il leur fallait trouver, tout comme ceux d’en face d’ailleurs, (ce qui fait dire au peuple « tous pourris »), il leur fallait trouver à se faire une place dans la société, mettre leur talent commercial, non au service boites de sardines ou de savonnettes, pas assez prestigieux, non, adulés ou haïs peu importe, mais  être connus, reconnus, exister !

Sans doute qu’au départ, lorsque jeunes, adolescents, idéalistes par croissance, ces gens étaient sincères et avaient choisi leur camp. Alors ils se sont battus, par conviction, par camaraderie, puis par habitude, puis, le corps qui fatigue, l’estomac trop repu, on se calme un peu, on a des insomnies, on compte les moutons, on calcule, on devient moins exigent, on met de l’eau dans son vin, on comprend mieux l’adversaire devenu presque copain à force de se fréquenter, d’aller boire un coup ensemble après s’être affrontés devant la France entière.

Et puis, et c’est ça le plus gênant, une petite bande de merdeux, arrogants, qui n’ont pas fait Verdun, et qui se disent de gauche, prétendent vous faire la leçon ! Ils vous cassent les couilles en osant vous reprocher une politique de Droite. Non mais !...Ils vont voir ce qu’ils vont voir ! On va leur envoyer un coup de grosse Bertha et les écrabouiller. La primaire ! Valls et le peuple de Gauche te va leur fermer la gueule !

Hamon sort vainqueur. Le peuple de gauche a parlé.

Le bouquet !

Alors là, faut plus se gêner. Assumons, comme dirait Valls. Appliquons ouvertement le plan préparé de longue date.

Et Hollande et son quartier général assume. Il faut ouvrir  grand la porte de sortie prévue. Elle s’appelle Macron.

Un bon petit gars, ce Macron, qui a de bonnes idées, plutôt de droite il est vrai. Mais l’intérêt de la Patrie le veut. Droite, gauche, ça n’existe plus. Soyons pragmatique. Comme le disait le Général, c’est la réalité qui commande. Nous devons reconnaître que les partis, l’affrontement stérile des deux blocs, droite / Gauche, c’est fini. Tournons hardiment la page. Lançons notre OVNI Macron. Nous lui avons ouvert la porte du Gouvernement, ministre de l’Economie et donné carte blanche. Chèques en blanc du Ministère, qu’il puisse organiser des rencontres et créer de toutes pièces, non pas un parti, ça c’est fini, on dit obsolète quand on est cultivé, mais un MOUVEMENT, qui évoque le dynamisme, la marche, en avant bien sûr. Et que tout ce qui compte d’intelligence politique, quel que soit leur passé, se réunisse et propose enfin du vraiment nouveau à la France :

MACRON PRESIDENT !  Et oublions les petits, sans fausse pudeur. La réalité commande : « Tirez dans les jambes », disait, en 68, le Général !

La chienlit !