Triste soirée

16/07/2015 10:47

Hier soir, nous avons reçu un ami et ses enfants. La soirée s'est terminée par une discussion sur l'état de la Grèce. Je lui ai dit mon idée de référendum. Ça l'a beaucoup amusé. Il m'a trouvé touchant avec ma grande naïveté. "Tu pourrais recueillir la signature de 400 millions de personnes que ça ne changerait strictement rien, car ce sont les robots, d'énormes ordinateurs, qui gèrent la finance mondiale, programmés pour toujours gagner plus par des gens très bien payés. Ton référendum n'aurait aucune incidence sur le travail des robots. Ils sont dans l’impossibilité d’admettre la moindre revendication. La rigidité d’un Schaüble en est le pâle exemple si peu vivant.

 

Ton référendum n’aurait pas plus de pouvoir que n’en ont les hommes politiques qui ne sont que marionnettes faisant croire qu'ils ont une quelconque influence, histoire de justifier leur job. Ils n'ont aucun pouvoir. Aucun !

 

Ces machines monstrueuses abritées par les banques non seulement dirigent seules le monde, mais s'il leur arrive de se tromper (emprunts toxiques, je crois) elles font payer leurs erreurs par les citoyens. La démocratie est un leurre. Les peuples n'ont pas le moindre pouvoir et n'en auront plus jamais.

Et pour me le prouver, l’ami ouvre Internet et nous tombons sur un article dénonçant l'impuissance d'Obama, et d'autres tout aussi convaincants allant dans le même sens. Nous finissons  par 'écouter  François Morin interrogé sur Médiapart à propos de son livre "l'oligopole bancaire, une "hydre mondiale".

 

Le coup de grâce !

 

Je dois reconnaître que l’ami a raison, que je tentais de conserver un soupçon d'espoir qui me faisait chercher des solutions. 

 

Et toi, as-tu des solutions ?

 

Oui, il faut sortir du système. Echapper à cette monnaie que gère les banques, et donc les machines.

 

Et mon ami me trouve les pages sur lesquelles Pierre Rabhi expose la recette qu’applique le mouvement « Colibris ».

 

Mais cette fois, c’est à moi de rire. Tous deux connaissons bien ce mouvement. Une amie commune vit avec ses enfants selon ces principes. C’est gentil, généreux et pas sot du tout, mais c’est un gadget très efficace pour adeptes convaincus, mais que ne peut accepter l’ensemble de la société, car mode de vie trop exigent, trop généreux. L’humanité préférera crever plutôt que de renoncer à son confort et à ses petites habitudes. Ma femme et moi en avons fait personnellement l’expérience en permettant à nos trois garçons de vivre une pédagogie fantastique, celle de Summerhilschool, mais dont l’éducation nationale que j’avais sollicitée a refusé d’en entendre parler, pas plus que d’autres types d’enseignements (FPP) qu’une équipe d’enseignants, à Lyon 2, a créés sous l’instigation d’Alain-Noël Henri.

 

Alors ce fut à mon tour d’échauder mon ami, de lui dire que quelques privilégiés s’offriront le luxe de vivre en Colibris, libres et responsables. Mais quant à généraliser la formule, l’ami est, tout comme je l’étais et ne le suis désormais plus : un doux rêveur.

 

Ainsi je pense à présent que François  Morin a raison : L'hydre qui dirige le monde est insatiable. Il a commencé à dévorer l'Humanité, et personne n'y pourra rien. De pauvres pantins comme ce Schaüble qui en sont les laquais et si fiers de l'être, continueront à participer à l’esclavage planétaire sans que nous ayons d’autre issue que de se soumettre.

 

Le "OXI" était magifique, une prise de conscience lumineuse et terrible, un baroud d'honneur auquel se livreront peut-être certaines autres  nations, dont la France.

 

Refuser le diktat des robots, maître du monde car de la Finance et mourir libre, tel sera  le prix que paieront les affranchis.

 

Que je suis triste en pensant à l’avenir de me petits-enfants !