Trop c'est trop

22/06/2017 04:03

Trop, c’est trop !

La permanence du comportement haineux et stupide de Monsieur Jean-Luc Mélenchon est d’autant plus intolérable que ce personnage est à présent député. Alors que les idées du sieur développées au tout début de la campagne présidentielle pouvaient paraître intéressantes et invitaient à la discussion,  donc éventuellement à la critique, le personnage a vite fait comprendre à ses interlocuteurs qu’ils n’étaient que des imbéciles et que lui seul possédait la Vérité vraie. C’est alors qu’il a cédé à son penchant pour les insultes, la dérision et le mépris des autres. C’est aussi ce qui a assis son succès. Ça plait beaucoup aux masses de jouer les insoumis et d’emprunter ses discours de haine au FN qui à l’époque culminait dans les sondages.

C’est vrai que quand Mélenchon, enfin désinhibé, a mobilisé les foules et a compris qu’il tenait son auditoire, il s’est permis de changer de registre et de jouer les grand-père rassurants. Il se devait alors, lui l’insoumis, de se soumettre à un minimum de correction s’il ne voulait pas faire fuir les bobos tentés par le jeu de l’insoumission.

Mais il reçut une grande claque qu’il eut bien du mal à digérer : quatrième du classement,  il fut éliminé au premier tour. L’insulte suprême, inacceptable, illogique. Comment ont-ils osé !

Après huit jours de retraite chez Emile Coué, requinqué, il refait surface, et s’engage solennellement à transformer tout le peuple français en une seule force d’opposition à son nouvel ennemi intime, le Président Macron. Mélenchon, mobilisant sa délicatesse habituelle, tente de ridiculiser son adversaire notamment en critiquant publiquement la remarquable prise de pouvoir présidentielle au Louvre.

Puis Mélenchon repart en croisade pour inviter la France entière a provoquer une raz de marée d’insoumis. Résultat : 20 / 577 députés. Inespéré ?

Autre goujaterie : lorsque Mélenchon apprend que Manuel Wals était élu, reconnaissant que pour lui c’était un très mauvaise nouvelle, de suite il rajoute quelque chose comme :  « oui, ils ont pratiqué le bourrage des urnes ». Nous pourrions lui demander si cette technique qui lui vient spontanément à l’esprit est de celles qu’il emploie…

Autre grossièreté de la part de Mélenchon : en pénétrant dans la Chambre des députés, le nouvel élu se fige et levant la tête lance un « Qu’est-ce que c’est que ça ? »  Le « ça », c’est le drapeau européen ! Ses admirateurs et collègues l’admirent bien sûr pour ce haut-fait d’insoumission. Sans doute ignorent-ils que l’homme ayant été député européen et a donc dû son gagne pain durant des années à cette institution. Or selon VoteWatch, il a été est l’un des eurodéputés français les moins assidus. Il est classé 677e sur 764 pour sa participation aux votes, avec un taux de 70,01 % (sous les 50 %, un eurodéputé perd ses indemnités). En moyenne, les eurodéputés participent à 84 % des votes et les eurodéputés français à 83 % d'entre eux.
En savoir plus sur https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/04/16/les-astuces-de-m-melenchon-pour-paraitre-assidu-au-parlement-europeen_4402075_4355770.html#XPL5QpFBL2jwAJOh.99

Nouvel indélicatesse, le goujat se permet de lancer à sa cour : "J'ai vu le matheux, là. Je vais lui expliquer ce qu'est un contrat de travail, il va tomber par terre, parce qu'il le sait pas. Il sait pas que la journée de 8 heures c'est 100 ans de lutte ! Le gars, il croit que ça a toujours existé ! »

Le « gars », le « matheux » en fait il s’agit du nouveau député LREM, Cédric Villani, notre prestigieux mathématicien (médaille Fields 2010, directeur de l'Institut Henri Poincaré, professeur à l'université Claude Bernard Lyon 1) qui a très élégamment répondu ainsi au rustre : "Directeur de l’Institut Henri-Poincaré, j'en ai vu des contrats de travail... mais c'est toujours un plaisir de recevoir des cours particuliers !".

Pourtant j’inviterais volontiers mes éventuels lecteurs à faire preuve d’indulgence envers ce grand malade. Je crois savoir que celui-ci ne s’est toujours pas remis du grave traumatisme subi au soir du 23 avril dernier et qui l’avait laissé KO, souffrant d’une amnésie  temporaire et d’une phobie des chiffres. L’adulation de ses soumis à lui avait été si fervente qu’il était persuadé caracoler en tête du classement du premier tour pour être élu au second Président de la République française avec un score de dictateur. Ça l’a secoué sérieux : Il se prendrait parfois pour Napoléon ! C’est dire !