Un Président exceptionnel à la tête d'une grande nation

20/01/2015 11:39

 

Nous l’avons échappée belle !

Ces jours après le 7 janvier, il s’en fallait d’un rien pour que le Pays implose, se désagrège dans une guerre civile, se disloque et peut-être disparaisse à jamais.

Nous l’avons échappée belle !

Toutes les conditions d’un séisme qui aurait balayé la France étaient pourtant réunies.

En premier lieu, la personnalité du Président.

Ridiculisé, moqué, bafoué, méprisé par 90 % de la population, chacune des personnes qui piaffait de prendre le pouvoir, s’estimant infiniment plus capable que le guignol qui, à la surprise de tous, avait revendiqué d’être « Moi, Président » et qui l’avait été, chacune de ces personnes était à l’affut du moindre faux pas, tant l’incompétence du personnage se révélerait à la première secousse et  laisserait libre la place.

Sauf que le dit président, avait quand même une qualité, il était obstiné, apparemment insensible aux critiques, garanti inoxydable. Il poursuivait donc calmement son chemin, menant sans broncher les réformes nécessaires mais si impopulaires que les Présidents précédents préféraient les laisser au suivant, comme aurait dit Brel.

L’obstination étant qualité si peu attractive qu’il suffisait d’attendre encore un peu.

Or la France, en ce sinistre 7 janvier, fut frappé en plein cœur.

Stupeur !

Les prétendants, sidérés, ne purent que se réjouir de ne pas être en situation. Au nul de se débrouiller car les composants d’un énorme cocktail Molotov étaient assemblés, prêts à fonctionner.

Or le théoriquement nul, la statue du Commandeur prétendument en carton-pâte, se révéla granit. François Hollande fut exemplaire. Pourtant les pièges ne manquaient pas.

Première bombe : F.N. et musulmans, assemblage explosif.

Quelle occasion formidable se présentait enfin au FN ! Il allait pouvoir récolter ce qu’il avait semé, la haine, depuis de si nombreuses années. Il suffisait d’une étincelle et la France s’embrasait aussi surement que les protestants l’avaient expérimenté un certain jour de la Saint Barthélémy.

Raccompagnée par le Président, Marine Le Pen sortit de l’Elysée sans déclaration fracassante. Que s’était-il passé entre ces deux là pour que la sagesse l’emporte, l’Histoire nous l’apprendra, plus tard. Ce point est suffisamment important pour être souligné.

Deuxième bombe : En pleine campagne électorale, Netannyahou flaire le bon coup.

Il s’invite au défilé du dimanche 11 janvier auquel participera le Président de la République. Il va pouvoir importer en France le conflit israélo-palestinien, espérant utiliser la haine que ne manquera pas de ressentir la population française face aux musulmans pour renforcer celle de son peuple. Mais aussi ce sera l’occasion pour lui de recruter des juifs français, les persuadant que la France est incapable de les protéger efficacement, que leur avenir est en Israël. Ainsi, le nombre toujours plus grand d’Israéliens permettra d’augmenter les implantations de colonies et d’empiéter davantage sur les terres palestiniennes de spolier un peu plus l’ennemi honni.

François Hollande, pas dupe, déconseille à Netannyahou de venir.

Netannyahou outrepasse la volonté du Président français et s’impose.

Ce comportement insultant traduit le mépris du ministre israélien pour la France. Casus belli ? Incident diplomatique majeur ?

C’est sans compter sur l’habileté diplomatique de François Hollande : il invite Mahmoud Abbas, l’ennemi palestinien héréditaire, ainsi que de nombreux autres chefs d’Etat. L’arroseur, Netannyahou, est noyé dans la masse, neutralisé.

 L’immense défilé des citoyens unis, à Paris et partout en France, dit l’unité des Français dans la difficulté et leur attachement aux valeurs de la République.

Pas un seul faux pas de la part du Président français et de son gouvernement. Pas une seule fausse note dans la réponse qu’a donnée l’ensemble du peuple français, tous partis confondus, au monde.

La laïcité à la française exige que tout citoyen soit libre et d’expression et de pratique religieuse ou athée, n’en déplaise aux régimes totalitaires.

Or quand on voit le comportement de peuples dont les dirigeants transforment leur pays en vastes chenils et les citoyens en bestiaux du type Rottweiler, on se dit que l’islam totalitaire, caricature de Charlie parce que caricature du Coran, décrit par le philosophe musulman Abdennour Bidar  (voir le billet précédent) a encore beaucoup de travail à faire sur lui-même pour parvenir à l’islam des Lumières qui veut et peut se pratiquer en France.