Une chance inouïe !

29/04/2017 04:32

 

Pour un observateur non professionnel comme moi, isolé par l’âge et la géographie, mais qui dispose de cette fabuleuse ressource qu’est Internet, s’impose le sentiment que cette élection présidentielle intéresse au plus haut point et comme jamais une importante proportion de la population. C’est une chance d’autant plus extraordinaire que la phase finale oppose clairement deux forces qui ne doivent rien à des combines partisanes, mais qui sont l’expression du réel clivage sociologique de la France.

Or une tierce réalité interfère grandement dans ce questionnement, les média. Celles-ci tentent d’exacerber la confrontation en dressant entre les citoyens et la personne candidate un mur de micros et de caméras, de sons et d’images, de bruits et de fureur, de slogans et de paroles, de sentiments et de raison, pour en extraire un sens accommodé à la sauce des donneurs d’ordre, avec censure, exclusion du journaliste désobéissant ou interprétations fallacieuses éventuelles.

Autrement dit les média s’interposent entre les candidats et les citoyens pour modeler une opinion publique qui leur est favorable, et cela, sans que l’on puisse savoir clairement où est leur intérêt. Ils montent un spectacle qui doit conduire les spectateurs à déposer tel bulletin dans l’urne, reproduction du  titre, par exemple « la bonne et le truand » ou inversement. Simplisme ! Caricature ! La réalité est plus complexe et le moyen le plus sûr d’y accéder  est sans doute la subtilité de l’écrit.

Or là encore, l’obstacle majeur demeure le slogan, un texto de quelques mots, qui assène sa vérité. Au-delà de dix mots, le texte est illisible.

Pas facile de se faire son idée.

Et pourtant l’enjeu est capital et s’impose enfin débarrassé des habitudes politiciennes d’hier ou tout était millimétré, donnant une impression de rigueur alors que ce n’était que combines d’appareil que dénonçaient en vain les abstentionnistes.

Or aujourd’hui nous sommes confrontés à une vérité toute nue : deux « France », celle, satisfaite et repue des nantis, celle des miséreux, des exploités, des paumés.

Ces jours-ci devraient nous permettre d’y voir plus clair. La chance !