Voter aux législatives, c'est créer une entreprise

27/05/2017 16:04

Voter aux législatives c’est créer une entreprise

Nous venons d’élire un « Président de la République ». Peut-être n’est-il pas incongru de considérer la « res publica », la « chose publique », autrement dit « la République », comme une vaste entreprise à la tête de laquelle il nous a été demandé de désigner un PDG. Nous avons largement choisi Emmanuel Macron.

Or la Constitution prévoit que le peuple participe activement aux décisions de la nation. Chacun de nous peut décider de représenter ceux qui habitent autour de soi (de préférence à un parachutage !). « Autour de soi », c’est la circonscription, ceux qui nous entourent, avec lesquels on partage le quotidien. Or chacun(e) d’entre nous mène sa vie plus ou moins facilement, certains la subissent et aimerait en changer. Certain(e)s sont très riches, d’autres un peu moins, d’autres connaissent la misère. Ça, c’est intolérable. Bien des jeunes sont perdus, ne voient pas comment bâtir un avenir heureux, et ça c’est inadmissible. Mais tous, peuvent se présenter.

Or bien se préoccuper des autres, ça demande de l’argent. Or voter pour un candidat à la députation, c’est, si elle (il) emporte la majorité, c’est lui permettre de monter son entreprise de solidarité. L’Etat lui confie alors de grosses sommes d’argent pour pouvoir travailler efficacement pour la collectivité.

Elire un(e) député(e), c’est demander à l’Etat de lui verser, depuis le 1er février 2017, les indemnités mensuelles brutes qui sont les suivantes :

– indemnité de base : 5 599,80 € ;

– indemnité de résidence (3 %) : 167,99 € ;

– indemnité de fonction (25 % du total) : 1 441,95 €.

Soit brut mensuel, 7 209,74 €.

Et en plus, la personne  bénéficie de 9 561 € par mois (montant au 1er juillet 2016) de « crédit collaborateur » pour rémunérer jusqu'à 5 collaborateurs. C'est l'Assemblée nationale qui paie les cotisations sociales patronales. Si c'est un membre de sa famille, le salaire est limité à 50 % du montant total du crédit.

Ainsi, élire un(e) député(e) c’est créer une PME dont le devoir sera de défendre nos intérêts relatifs et ceux de notre environnement, très proche, ou plus globaux, comme ceux de la planète.

C’est donc chose très sérieuse qui repose sur notre confiance aux autres, et en notre pays.

Pour moi, c’est un grand moment, important, qui engage le présent immédiat, et bien sûr l’avenir.