Y a pas à dire, la religion, ça avait du bon !

04/08/2016 13:20

 

 

Pour preuve, en ce jour du 4 août qui en rappelle un autre, historique, celui-là, j’attendais depuis plus d’un an un cadeau magnifique (quoique payé par moi-même !) un appareil si sophistiqué qu’il doit limiter le rejet de CO2. Une merveille, paraît-il, de chaudière à pellets. Or, un appel du spécialiste m’annonce que l’obscur objet de mes désirs ne me sera livré que demain !

Qu’il est loin le temps où une date fixée se voyait impérativement tenue !

C’était au temps de mon enfance.

A cette époque bénie, à date fixée date respectée ! Vos désirs sont des ordres.

Aujourd’hui, mes désirs font désordre.

En ces temps si lointains, au pays de mes ancêtres, le  matin du 6 décembre, éclairait d’une lumière radieuse l’obscurité automnale qui, les autres jours, rendait bien difficile le lever. Ce matin-là, c’est l’autorisation de nous lever qui nous faisait piaffer.

Saint-Nicolas, toujours ponctuel, et fidèle, avait apporté à chaque enfant des cadeaux.

Un saint, ça obéit à son Créateur, ça ne ment pas, ça tient toujours sa promesse, ça ne vous oublie pas.

Là est le fondement de votre Foi, de votre croyance en l’existence de Dieu, de votre certitude en l’harmonie universelle, sous-tendue par le Bien et le Bon.

Et si, vous souvenant des fautes commises, de ces péchés quasiment mortels qui consistaient, par exemple, à envier un camarade aux parents fortunés, vous pouviez, une fraction de seconde, douter de la bonté divine qui, pour vous punir, vous aurait privé de cadeaux, je découvrais le pardon et l’amour divins en même temps que mes jouets.

Ce jour béni, vous  le retrouviez au pied de la crèche, dans la douceur des chants de Noël, alors que les longues et sombres journées du tout début d’hiver quémandent le soleil.

Puis, dans l’explosion du printemps qui chante la joie de vivre, la mort odieuse d’un crucifié vous rappelle violemment la fragilité de l’être. S’Il est mort si atrocement, c’est un peu à cause de vous, pour racheter vos péchés.

Me revient la chansonnette que nous chantaient nos grand’mères :

Le petit Jésus s’en va-t-à l’école en portant sa croix dessus ses épaules.

Il sait si bien ses leçons qu’on lui donne des bonbons, une pomme douce,

Pour mettre à sa bouche, un bouquet de fleurs pour mettre sur son cœur.

C’est pour vous, c’est pour toi que Jésus est mort en croix !

Puis, l’immense nouvelle qui , selon les chrétiens, signe le salut de  l’humanité : la certitude d’un Au-delà, d’un autre monde, qui fait de cette vallée de larmes qu’est la planète Terre, une vie misérable mais qu’il nous faut escalader pour mériter la vraie vie, éternelle et radieuse, celle-là, dont le Christ nous montre le chemin en ressuscitant et en montant au ciel !

La preuve :

1.      Jésus est mort, même les historiens les plus rigoureux l’attestent.

2.      Personne n’a retrouvé son cadavre. C’est donc qu’il est vivant !

Cette dernière proposition n’est pas acceptée par les historiens, sauf s’ils sont « croyants ». Par contre, les sociétés d’assurances me semblent l’accepter. Il y va de leur intérêt. Seul, le cadavre atteste de la mort d’une personne. Pas de cadavre, pas de mort.

Or la religion chrétienne repose sur ce postulat : pas de cadavre = Résurrection.

Jésus = Dieu

Si je ne reçois pas ma belle chaudière à pellets cette après-midi, ce sera la preuve qu’elle existe ?

Pour ma part, et parce que non historien, je fais toute confiance aux historiens et sais que Jésus a réellement existé, et je sais gré à la foi de mon enfance de me l’avoir fait découvrir comme ami intime. Il est pour moi, l’homme politique le plus important qu’a porté la planète en lançant son message révolutionnaire : « Aimons-nous les uns les autres ». Il a été vicieusement tué par les notables de son pays que le message dérangeait. Cet assassinat de Jésus ne fait historiquement aucun doute et ça n’est pas de la faute à Jésus si son grand charisme a conduit ses fans à en faire un dieu. Mais, à part quelques martyrs qui ont tenté d’appliquer à la lettre ce si exigent message et sont morts pour le proclamer, les autres ont préféré la « procrastination », (le fait de remettre au lendemain ce qu’on devrait faire aujourd’hui), en s’abstenant de changer le système politique réel de l’endroit où ils se trouvent, que les injustices soient combattues, ici, maintenant. C’est moins dangereux d’inventer un paradis imaginaire de justice et bonté que de changer le monde. Ou de faire comme si… « C’est la fête ! »

Les stars du showbiz sont sans doute moins exposées à la mort que les politiques : « Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? »